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Austrasie
Catégorie:Ancien pays d'Europe Catégorie:Histoire de France Catégorie:Histoire de l'Allemagne Catégorie:Pays ou peuple au Moyen Âge
Durant la période mérovingienne, l'Austrasie désignait un territoire franc couvrant le Nord-Est de la France actuelle, des bassins de la Meuse et de la Moselle, jusqu'aux bassins moyen et inférieur du Rhin. La capitale en fut d'abord Reims, puis Metz.
Metz
Ce royaume est apparu au décès de Clovis (511), lorsque le territoire de celui-ci fut partagé entre ses fils. Berceau de la dynastie carolingienne, l'Austrasie disparut avec le dernier roi mérovingien (751), et fut intégrée dans le grand royaume franc que réunirent Pépin le Bref et Charlemagne.
Voir aussi
Liens internes
- Liste des pays disparus
- Liste des pays du monde
- Liste des rois d'Austrasie
- Liste des pays du monde par continent
- Monarques de France
- Monarques du Monde
Lien externe
- [http://www.drapeaux.org/Ancien_Regime/8_Austrasie.htm Drapeau du régiment d'Austrasie]
Catégorie:Ancien pays d'EuropeEurope
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Catégorie:Histoire de l'Europe
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Allemagne
Allemagne
Article principal
- Histoire de l'Allemagne
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Catégorie:Pays ou peuple au Moyen ÂgeCatégorie:Moyen Âge
Moyen Age
France
La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme.
Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.
Géographie
Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France
Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.
Histoire
Article détaillé : Histoire de France
La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain.
La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse).
Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne).
Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.
À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée.
La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie.
À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée.
En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré.
Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse.
De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire.
En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944.
Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses.
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement.
La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes.
Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.
Politique
Article détaillé : Politique de la France
La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel.
Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi.
Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif.
Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution).
En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale.
Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre.
Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.
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Voir aussi : Liste des présidents de la République française
Économie
Article détaillé : Économie de la France
La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes.
Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an.
L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %.
Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère.
Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005).
La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros.
Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005.
Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises
Démographie
Article détaillé : Démographie de la France
Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]
Religion
Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.
Culture
Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales
|+ Fêtes et jours fériés
! Date !! Nom !! Remarques
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| Jour de l'an
| Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II)
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| Lundi suivant le dimanche de Pâques.
| Lundi de Pâques
| Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps.
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| || Fête du Travail
| Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France
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| 8 mai
| Commémoration de la capitulation allemande en 1945
| Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.
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| Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension
| Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux
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| Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant.
| Pentecôte (et Lundi de Pentecôte)
| Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres.
Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération)
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| 14 juillet || Fête nationale
| Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790.
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| 15 août || Assomption
| Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie
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|
| Toussaint || Fête de tous les saints
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| 11 novembre
| Commémoration de l'armistice de 1918
| Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale
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| 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ
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| 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
|-
| Avant-veille de Pâques || Vendredi saint
| rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
|{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France
Meuse (fleuve)
La Meuse (nl. Maas ; wa. Moûze) est un fleuve européen de 950 km de long qui prend sa source en France, au plateau de Langres, dans le Bassigny. Elle a donné son nom à un département français.
Elle arrose Neufchâteau, Commercy, Verdun, Sedan, Charleville-Mézières, puis s'écoule à travers la Belgique (Dinant, Namur, Huy, Liège) et les Pays-Bas (Maastricht, Ruremonde, Venlo) vers la mer du Nord.
Ses principaux affluents sont le Vair, la Chiers, la Semois, la Lesse, l'Ourthe et la Roer sur la rive droite, le Viroin, la Sambre, la Mehaigne et le Geer en rive gauche.
Ses nombreux méandres lors de la traversée du massif des Ardennes sont autant de lieux touristiques. Aux Pays-Bas, elle se mêle au Rhin pour former un large delta commun, barré par les ouvrages du plan Delta.
La Meuse prend sa source à Pouilly en Bassigny dans la haute Marne, puis entre dans le département auquel elle a donné son nom et en ressort à Pouilly sur Meuse pour entrer dans les Ardennes.
Hydrologie
Le fleuve est navigable pour les péniches de 1350 tonnes de Rotterdam à Givet.
Il est accessible, jusqu'au port autonome de Liège aux bateaux de type rhénan (2.500 tonnes), et aux barges 2 x 4.500 tonnes.
Un canal, le canal Albert relie la Meuse, à partir de Liège, à l'Escaut, à Anvers.
En amont, sur le territoire français, elle est canalisée - en empruntant parfois le canal de l'Est, branche Nord - de Saint-Mihiel à Givet au gabarit Freycinet (250 tonnes à 1,80 m d'enfoncement).
Image:MaastrichtAltstadt.jpg|La Meuse à Maastricht
Image:Meuse fragnee.jpg|La Meuse vue du pont de Fragnée à Liège
Voir aussi
- Bassin versant de la Meuse
Catégorie:Cours d'eau de Belgique
Catégorie:Cours d'eau de France
Catégorie:Cours d'eau des Pays-Bas
Catégorie:Cours d'eau de la Meuse
Catégorie:Cours d'eau des Vosges
Catégorie:Cours d'eau navigable
Catégorie:Fleuve
ja:マース川
Rhin
Le Rhin (Rhein en allemand, Rijn en néerlandais) est un fleuve long de 1 320 kilomètres.
Géographie
kilomètre
Il prend sa source dans les Alpes, dans l'est de la Suisse (canton des Grisons) et résulte en fait de la confluence de deux rivières, nommées « Rhin antérieur » et « Rhin postérieur ». Après son passage par le lac de Constance (Bodensee), il continue par les chutes de Schaffhouse et conflue, en amont de Bâle avec l'Aar. Le Rhin descend alors vers le Nord au milieu de la plaine supérieure du Rhin, recevant l'Ill et la Lauter à sa gauche, le Neckar à droite. À Mayence, il reçoit le Main et tourne à gauche, pour traverser ensuite vers le nord le Massif schisteux rhénan, où il grossit de la Lahn à droite et de la Moselle à gauche à Coblence. À Bonn enfin, il entre dans la plaine. Il se jette dans la mer du Nord en mêlant partiellement ses eaux avec celles de la Meuse dans un grand delta.
Son lit traverse ou longe six pays : la Suisse, l'Autriche, le Liechtenstein, l'Allemagne, la France et les Pays-Bas. Il constitue la frontière naturelle entre la Suisse et le Liechtenstein, entre l'Allemagne et la Suisse et entre l'Allemagne et la France.
Histoire
Pays-Bas]
Mais ce caractère de frontière internationale est relativement récent, à l'exception de la période où l'empire romain en avait fait son rempart nord contre les barbares, avec une frontière (limes) ponctuée de forts, tels Cologne ou Strasbourg. Entre la chute de l'empire romain et la conquête de l'Alsace par Louis XIV, ce fleuve était une partie intégrante et un des ferments du monde germanique, qui le surnommait Vater Rhein, le Rhin paternel.
Les traces de l’Histoire sont surtout visible dans le Mittelrheintal entre Bingen et Coblence que l’UNESCO a reconnu patrimoine culturel mondial en 2002. Sur les versants au bord du Rhin trônent les châteaux forts, au-dessus des vignes escarpées. Les touristes qui veulent faire l’expérience du romantisme sont attirés ici par le mythe de la Lorelei.
Hydrologie
Vieilles de 14 000 à 17 000 ans, les chutes du Rhin sont hautes de 23 mètres (dénivelé total de 33 mètres) et larges de 150 mètres, avec un débit moyen de 700m3/s.
Débit moyen annuel à la frontière franco-allemande de 1 240 m³/s.
Débit moyen à Strasbourg : 1 080 m3/s.
A Bâle : moyen : 1 062 m3/s ; étiage : 202 m3/s; plus grosse crue : 5 700 m³/s.
Économie
Lorelei et Chur en Suisse]]
Suisse
Entre Bâle et son estuaire, le Rhin traverse l'une des zones les plus densément peuplées d'Europe occidentale, historiquement riche en échanges mutuels. Ce secteur est le cœur de la banane bleue.
La vallée rhénane fut également le berceau de l'un des principaux sites de la révolution industrielle : la Ruhr, qui bénéficiait d'un important gisement de ressources minières, faciles d'accès et favorables au développement de l'industrialisation.
Depuis la « Convention de Mannheim » de 1868, le Rhin est classé eaux internationales depuis le dernier pont de Bâle jusqu'à la mer du Nord, assurant à la Suisse un accès libre à la mer. Le siège de la Commission centrale pour la navigation du Rhin est à Strasbourg. Fondée en 1815 lors du Congrès de Vienne, il s'agit de la plus ancienne organisation internationale.
En 2002, l’UNESCO a inscrit les 65 km de la Vallée du Haut-Rhin moyen dans la liste du patrimoine mondial avec le rocher de la Lorelei près de la ville de Saint-Goar .
Départements
Le Rhin a donné son nom à deux départements français :
- Bas-Rhin
- Haut-Rhin
Citation
« Il y a toute l'histoire de l'Europe (...) dans ce fleuve des guerriers et des penseurs, dans cette vague superbe qui fait bondir la France, dans ce murmure profond qui fait rêver l'Allemagne. Le Rhin réunit tout. » Le Rhin, Victor Hugo, 1842.
Voir aussi
Liens internes
- Plan Delta
Liens externes
- [http://www.eau-rhin-meuse.fr/bassin/bassin01.htm l'agence de l'eau Rhin-Meuse]
- [http://www.aufildurhin.com/fr/nature/index.htm Données hydrologiques]
- [http://www.stadtpanoramen.de/koblenz/rhein.html Panorama Rhein] - Le Rhin en image panoramique à Coblence
Catégorie:Fleuve Catégorie:Chute d'eau Catégorie:Cours d'eau navigable Catégorie:Cours d'eau d'Allemagne Catégorie:Cours d'eau de France Catégorie:Cours d'eau des Pays-Bas Catégorie:Cours d'eau de Suisse
als:Rhein
ja:ライン川
ko:라인 강
simple:Rhine River
Reims
Reims est une commune française, située dans le département de la Marne et la région Champagne-Ardenne.
Ses habitants sont appelés les Rémois.
Citation : « Il n'est de cité que je préfère à Reims : C'est l'ornement et l'honneur de la France. » (Jean de La Fontaine)
Géographie
Jean de La Fontaine
Reims est une ville du nord-est de la France, à environ 130 km de Paris, dans la Champagne crayeuse. Avec 187 206 habitants (source INSEE, 1999, sans double compte), c'est la douzième ville de France par sa population. C'est la plus grande ville de la région Champagne-Ardenne, chef-lieu d'un arrondissement du département de la Marne, sous-préfecture, archevêché, cour d'appel, académie et université. Reims est la capitale économique de la région Champagne-Ardenne et du Nord-Est du Bassin Parisien.
Reims est située dans une plaine, sur les deux rives de la Vesle, un affluent de l'Aisne, et sur le canal de l’Aisne à la Marne. Au sud et à l'ouest s'élève la Montagne de Reims, ainsi que le vignoble champenois. Les principales places de Reims sont la place Drouet-d'Erlon (que les Rémois appellent simplement place d'Erlon), où se concentrent cafés, restaurants et commerces, et au centre de laquelle on trouve, au sommet d'une colonne, la Gloire, statue dorée tournée vers l'Occident, la place Royale, au centre de laquelle on peut voir une statue de Louis XV, et la place du parvis de la cathédrale, où se trouve une statue de Jeanne d'Arc. On peut également citer la place de la République et la place des Droits-de-l'Homme, situées sur les grands boulevards ceinturant le centre ville et servant de portes d'entrée dans le centre de Reims. La rue de Vesle, l'artère commerciale la plus importante, traverse, sous différents noms et selon un schéma hérité du plan antique, la ville du sud-ouest au nord-est, en passant par la place Royale. Parmi les autres grandes rues commerçantes, on peut citer en centre ville : la rue de l'Étape, la rue du Cadran-Saint-Pierre, la rue des Élus et la rue de Talleyrand.
Démographie
- Commune (1999) : 187 206 habitants, 2 283 hab/ km (d'une densité forte en Europe).
- Unité urbaine (1999) : 215 581 habitants
- Aire urbaine (1999) : 272 620 habitants
La Communauté d'agglomération de Reims comprend 6 communes: Reims, Bétheny, Bezannes, Cormontreuil, Saint-Brice-Courcelles et Tinqueux.
Evolution de la population communale :
- 1921 : 76 785 habitants
- 1936 : 117 229 habitants
- 1954 : 121 753 habitants
- 1975 : 178 381 habitants
- 1982 : 177 234 habitants
- 1990 : 180 620 habitants
- 1999 : 187 206 habitants
Histoire de Reims
(othographe anciennement et parfois encore utilisée en anglais : Rheims)
Région de Reims à l'époque pré-romaine (préhistoire)
Les premières traces d'implantation humaine dans la région remontent au néolithique et au chalcolithique (fin du IIIème millénaire avant Jésus-Christ). On y a retrouvé des champs d'urnes de l'âge du bronze. La vallée de la Vesle a connu une occupation assez dense pendant l'âge du fer. Il y a cependant très peu de vestiges de ces époques sur le site actuel de Reims.
Vers 80 avant J-C, les Rèmes construisent un oppidum sur le site qui deviendra Reims.
Les Rèmes et Rome
Reims est mentionnée dans les commentaires de Jules César sous le nom de Durocortorum. Strabon cite le nom de Durocortora.
Voyant l'avancée de l'armée de César, les Belges s'allièrent pour repousser cette invasion. Les Rèmes refusèrent cette alliance et choisirent d'aider Rome. L'alliance fut votée par le Sénat de Rome. Les Belges furent battus sans grande difficulté.
En 53 avant J-C, César ordonna au concilium Galliae de se réunir à Durocortorum pour y juger la conjuration des Sénons et des Carnutes.
Les Rèmes ayant prouvés leur fidèlité à Rome, Durocortorum fut classée dans les cités fédérées, considérées comme indépendantes.
Sous Auguste (entre 16 et 13 avant J.-C.), les Rèmes furent placés dans la province de Belgique dont Durocortorum devint la capitale. Les nombreux monuments ou autres traces de l'époque romaine montrent que Reims était à l'époque très prospère. Sept grandes voies déservaient la ville.
Invasions barbares
En 357 et en 366, des invasions germaniques furent repoussées dans la région avant qu'elle n'atteignent Reims.
En 406, les Vandales s'emparent de la ville et la pillent. Les Rémois s'étaient réfugiés dans l'église chrétienne. L'évêque saint Nicaise fut décapité sur le seuil de sa cathédrale ; une dalle dans la nef de la cahtédrale actuelle en indique l'emplacement.
En 451, les Huns attaquent la ville.
C'est à Reims que Clovis I fut baptisé en 496 par l'évêque saint Remi. Elle devient la ville du sacre des rois de France et l'archevêque-duc est pair de France.
À l'époque mérovingienne, Reims fut l'une des capitales de l'Austrasie (on parle parfois de royaume de Reims), avec Metz.
En 719, Reims fut démantelée par Charles Martel. Un grand nombre de monuments rappelant son ancienne puissance et sa prospérité à l'époque Gallo-Romaine disparurent.
En 1119, la ville reçoit un concile.
En 1143, la ville obtient des franchises communales.
L'université de Reims est créée au
Le
université de Reims
La Première Guerre mondiale a détruit une très grande partie de la ville. La cathédrale Notre-Dame de Reims fut gravement endommagée par des bombardements allemands. Elle a été restaurée depuis.
La reddition de l'armée allemande a été signée à Reims dans une salle du Collège technique et moderne (actuel Lycée Roosevelt) le 7 mai 1945 à 2 h 41, par le maréchal allemand Alfred Jodl. Cette date correspond donc à la fin des combats en Europe.
Le lendemain 8 mai 1945, à l'initiative de l'URSS, une seconde signature eut lieu à Berlin par le maréchal Keitel. Cette date correspond à la capitulation sans conditions du régime allemand.
Voir aussi :
Liste des archevêques de Reims
Reims aujourd'hui
Économie
Les principaux secteurs d'activités économiques de Reims :
- Agroalimentaire (en particulier, Champagne)
- Industrie pharmaceutique
- Industrie automobile (équipement)
- Banque, assurance, immobilier et services aux entreprises
- Construction, bâtiment et travaux publics
- Santé et action sociale
- Enseignement et recherche
- Hôtellerie et restauration
- Industrie des métaux
- Industrie du verre
Études
- L'Université de Reims Champagne-Ardenne, dont l'IUT Léonard de Vinci et l'école d'ingénieur en emballage et conditionnement (ESIEC)
- La Reims Management school
Administration
Maires de Reims:
- 1957-1959 : Pierre Schneiter MRP
- 1959-1977 : Jean Taittinger UDR
- 1977-1983 : Claude Lamblin PC
- 1983-1999 : Jean Falala RPR
- 1999- : Jean-Louis Schneiter UDF
En 1970, Reims a fusionné avec la petite commune voisine de La Neuvillette.
En 1964, Reims commença à s'associer avec les communes périphériques en un district urbain.
Suite à la loi de 1999 sur l'intercommunalité (loi Chevènement), le district est devenu une structure caduque, et les communes devaient adopter une nouvelle forme d'intercommunalité. Les membres du district n'ayant pas réussi à se mettre d'accord sur les modalités de création d'une communauté d'agglomération (structure préconisée pour une agglomération de cette taille), le district a été transformé par défaut, le 1 janvier 2002, en communauté de communes.
Ce n'est qu'au 1 janvier 2004, un accord ayant finalement été trouvé, que la communauté d'agglomération de Reims a pu voir le jour. Elle comprend 6 communes : Bétheny, Bezannes, Cormontreuil, Reims, Saint-Brice-Courcelles, Tinqueux et compte 218 928 hab. (1999).
En 2005, la communauté d'aglomération de Reims prends le nom de Reims Métropole.
Depuis le 8 juillet 2002, 8 quartiers ont été institués, chacun disposant de son Conseil qui a un rôle d'écoute, de liaison et de proposition.
Reims est divisée en 10 cantons :
- Le 1 canton est formé d'une partie de Reims et des communes d'Ormes, Thillois et Tinqueux (29 898 habitants)
- Le 2 canton est formé d'une partie de Reims (23 796 habitants)
- Le 3 canton est formé d'une partie de Reims (16 769 habitants)
- Le 4 canton est formé d'une partie de Reims et de la commune de Bétheny (16 137 habitants)
- Le 5 canton est formé d'une partie de Reims et de la commune de Bezannes (22 257 habitants)
- Le 6 canton est formé d'une partie de Reims (24 847 habitants)
- Le 7 canton est formé d'une partie de Reims et des communes de Cormontreuil, Saint-Léonard, Taissy et Trois-Puits (20 148 habitants)
- Le 8 canton est formé d'une partie de Reims et des communes de Champigny et Saint-Brice-Courcelles (13 578 habitants)
- Le 9 canton est formé d'une partie de Reims (27 267 habitants)
- Le 10 canton est formé d'une partie de Reims (23 851 habitants)
Monuments et lieux touristiques
[http://www.reims-tourisme.com/ Office de tourisme de Reims]
Reims est classée ville d'art et d'histoire.
Cathédrale Notre-Dame
ville d'art et d'histoire
Reims est très connue pour sa cathédrale, où les rois de France étaient habituellement sacrés (du 9 au 19 siècle, 25 rois de France y furent sacrés). La cathédrale de Reims est classée au patrimoine mondial par l'UNESCO et est renommée dans le monde entier pour son élégance et son harmonie. On notera également sa statuaire exceptionnelle et ses vitraux, notamment la grande rosace. C'est également sur le portail gauche de la cathédrale que l'on trouve la statue de "l'ange du sourire", un des emblèmes de Reims. Voir Notre-Dame de Reims.
Palais du Tau
Ce palais archiépiscopal, construit entre 1498 et 1509, puis reconstruit en partie en 1675 et après l'incendie du 19 septembre 1914, doit son nom à son plan qui était, au Moyen Âge, en forme de lettre T (tau en grec). C'était le lieu de résidence des les rois à l'occasion de leur couronnement. La salle du Tau, où se tenait le banquet royal, héberge une immense cheminée datant du .
Depuis 1972, le palais du Tau est un musée national qui abrite la statuaire déposée de la cathédrale, les tapisseries qui y étaient exposées et, dans deux chambres fortes, le Trésor, qui comporte notamment des reliquaires et de nombreux objets utilisés à l'occasion du sacre des rois de France.
Le Palais du Tau est classé au patrimoine mondial par l'UNESCO.
Basilique Saint-Remi
UNESCO
Après la cathédrale, qu'elle égale presque en taille, l'église la plus célèbre de Reims est la basilique Saint-Remi, qui fut un temps rattachée à une importante abbaye. Saint-Remi date des XI,XII,XIII et XV siècles. La nef et les transepts, de style roman, sont les plus anciens, tandis que la façade du transept sud est la partie la plus récente. Le chœur et l'abside remontent quant à eux aux XII et XIII siècles.
Les monuments de valeur qui se trouvaient au sein de l'église par le passé ont été pillés durant la Révolution, et même la tombe du saint est une reconstitution récente. Il reste toutefois des vitraux du XII siècle dans l'abside, ainsi que des tapisseries représentant l'histoire de saint Remi, données par Robert de Lénoncourt. La Basilique Saint-Remi ainsi que l'abbaye bénédictine attenante du XVIII. (Musée Saint-Remi, collections gallo-romaines notamment) sont classées au patrimoine mondial par l'UNESCO.
Église Saint-Jacques
C'est, après la basilique Saint-Remi, la plus ancienne église conservée de Reims, sa construction remonte au XIIe siècle. Elle possède un chevet du XVIe siècle et des vitraux contemporains de Jacqueline Vieira Da Silva. Depuis quelques années, elle a retrouvé son clocher à lanterne dont la guerre 1914-1918 l'avait privée.
Autres édifices
Les églises Saint-Maurice (partiellement reconstruite en 1867), Saint-André et Saint-Thomas (bâtie entre 1847 et 1853, sous le patronage du cardinal Gousset, qui repose maintenant entre ses murs) ne sont pas dénuées d'intérêt.
Porte Mars
La Porte de Mars est le plus ancien monument de Reims. Elle tient son nom de la proximité d'un temple dédié à Mars, dieu romain de la guerre. C'est un arc de triomphe de 33 mètres de long (le plus long du monde romain) pour 13 mètres haut, constitué de 3 arches bordées de colonnes. L'intrados des voûtes, aujourd'hui très dégradé, offre une rare et intéressante illustration d'une moissonneuse antique.
Cryptoportique
Galerie souterraine en forme de U à l'endroit actuel de la Place du Forum. C'est certainement l'endroit où se trouvait le forum pendant l'antiquité.
Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix (dite "chapelle Foujita")
Chapelle décorée par le peintre Léonard Foujita
Musées et monuments
[http://www.ville-reims.fr/contenu/tourisme/tourisme_07.htm Musées de Reims]
- Cathédrale : 1 500 000 visiteurs (1999)
- Tours de la cathédrale : 13 548 visiteurs (1999)
- Palais du Tau (musée de la cathédrale, trésor,...) : 108 458 visiteurs (2002)
- Basilique Saint Remi : 80 000 visiteurs (1999)
- Musée-abbaye Saint Remi (collections gallo-romaines,...) : 42 788 vis. (1999)
- Ancien Collège des Jésuites (XVIIème s., planétarium,...) : 43 240 vis. (2002)
- Musée des Beaux-arts : 34 638 vis. (2002)
- Musée du Fort de la Pompelle (guerre 14-18) : 23 700 vis. (1999)
- Musée de la Reddition (1945) : 16 126 vis. (2002)
- Musée Hôtel le Vergeur (musée du vieux Reims) : 11 547 vis. (1999)
- Musée de l'automobile de Reims Champagne : 15 000 vis. (2002)
- Chapelle Foujita : 5199 visiteurs (1999)
- Fonds Régional d'Art Contemporain Champagne-Ardenne (FRAC) : 3653 vis. (2002)
- Cryptoportiques : 3160 visiteurs (2002)
- Archives municipales
Gastronomie
- Vin de Champagne
- Biscuit rose de Reims
- Vinaigre et moutarde de Reims
- Jambon de Reims
Jumelages
- Florence, en Italie (1954)
- Canterbury, en Angleterre (1958)
- Salzbourg, en Autriche (1964)
- Aix-la-Chapelle, en Allemagne (1967)
- Brazzaville, au Congo (1969)
- Arlington, aux États-Unis(2005).
Le sport à Reims
- Football : Stade de Reims, club de ligue 2, [http://www.reimsvdt.com/ webzine]
- Hockey sur glace Division 2 : [http://www.reimschampagnehockey.com/ site officiel]
- Basket-ball : RCB (Reims Champagne Basket), niveau Pro A [http://planetrcb.com/accueil.asp site]
- Formule 1 [http://perso.wanadoo.fr/ferrarissime/REIMS/HISTOIRE.html Histoire du circuit de Reims]
Sportifs célèbres (rémois ou étant passés par Reims)
- Eunice Barber [http://www.eunicebarber.com Son site officiel]
- Bruno Bonhuil
- Just Fontaine
- Raymond Kopa
- Paul-Henri Mathieu
- Robert Pirès (né à Reims)
- Marcel Thil
Personnages célèbres
Y sont nés
- Adolphe d'Archiac
- Jean-Baptiste Armonville
- Jean Baudrillard
- Bruno Bonhuil
- Jean-Baptiste Pierre Boudet
- Jean-François Boulard
- Jean-Baptiste Brunet
- Jean Joseph Bruyant
- Roger Caillois
- Robert Camelot
- Général Carré
- Hubert Martin Cazin
- Gustave Louis Chaix d'Est-Ange
- Léon Chavalliaud
- Louis de Chevigné
- Simon Clicquot-Blervache
- Veuve Clicquot
- Pascal Colasse
- Jean-Baptiste Colbert
- Guillaume Coquillard
- Remi Armand Coulvier-Gravier
- Eugène Courmeaux
- Maurice Couve de Murville
- Marquis de Croissy
- Henri Dallier
- Nicolas David
- Charles Desteuque, dit l'Intrépide Vide-Bouteilles
- Eugène Doyen
- Jean-Baptiste Drouet d'Erlon
- Eugène Dupont
- Philippe Entremont
- Amiral Jean-Pierre Esteva
- Général Favart d'Herbigny
- Père Féry
- Flin des Oliviers
- Jean-Louis Forain
- Paul Fort
- Foulquart
- Bernard Fresson
- Alfred Gérard
- Nicolas Eugène Géruzez
- Roger Gilbert-Lecomte
- Gilles Gobelin
- Jean Goulin
- Nicolas de Grigny
- Maurice Halbwachs
- René Hanriot
- Philippe Henriot
- Paul Jamot
- Fernand Labori
- Louis Landouzy
- Jean-Baptiste de La Salle
- Achille Laviarde, dit Achille Ier, roi d'Araucanie
- Achille Lemot
- Jean-Marie Le Sidaner
- Simon Linguet
- Comtesse de Loynes
- Paul Marchandeau
- Henri Marteau
- Olivier Métra
- Pierre Minet
- Edmond Missa
- Môme Moineau
- André Morizet
- Robert Nanteuil
- Pol Neveux
- Alexandre Noll
- Pierre Ordioni
- Cécile Périn
- Robert Pirès
- Noël Pluche
- Patrick Poivre d'Arvor
- Antoine Remi Polonceau
- Albert Réville
- Nicolas Roland
- René de Saint-Marceaux
- Général de Saint-Pol
- Pierre Schneiter
- Emile Senart
- Jacques Tarbé de Saint-Hardouin
- Tronsson-Ducoudray
- Raoul Villain
- Paul Wenz
Y reposent
- Frère Arnould,
- Jean-Baptiste Caqué
- Léonard Foujita,
- Jean Goulden,
- La famille Gruss, artistes de cirque
- Hédouin de Pons-Ludon,
- John Littleton,
- l'abbé Miroy, fusillé en 1871 par les Prussiens
- Clémence de Pibrac,
- Pierre Taittinger,
- Prosper Tarbé,
- René Girier, dit "René la Canne"
- Jean Falala
Y ont séjourné
- Barbara,composition de l'Aigle Noir à Reims, dans un bistrot bien connu
- Le Général Dwight David Eisenhower
- Blanchette Brunoy
- Lucienne Ercole
- Léonard Foujita, artiste peintre japonais
- Victor Hugo
- Robert Hossein
- Henri de Kerillis
- Musidora
- Marie Charles Jean Melchior de Polignac
- Aimée Tessandier
Voir aussi
Liens internes
- Comédie de Reims
- École supérieure de commerce de Reims
- Galerie
- Stade de Reims
- Rèmes
Liens externes
- [http://www.ville-reims.com/ Site officiel de la ville de Reims]
- [http://www.reims-tourisme.com/ Office de tourisme de Reims]
-
ja:ランス
Metz
Metz , capitale de la Lorraine , est une commune française, située dans le département de la Moselle et la région Lorraine. Le nom se prononce mess. Ses habitants sont appelés les Messins.
habitants
Blason
100px
- Parti d'argent et de sable
- Devise : Si paix dedans, paix dehors
"Jamais d'aultres armes nous prendrons
Que celles que nous élizons,
Et nous disons pour réconfort
Nous voulons la liberté ou la mort."
Histoire
Préhistoire
Les plus anciennes traces d'occupation du site de Metz remontent à 200 000 ans avant J.-C. On a fait, en 1882, la trouvaille la plus importante et la plus ancienne effectuée en Moselle : il s'agit d'un « coup de poing » ou biface, exhumé d’une sablière de Montigny-lès-Metz remontant au Paléolithique, et qui daterait de la période du Riss.
Les hommes vivant à cette période étaient des chasseurs-cueilleurs, vivant selon le mode de vie non sédentaire propre aux nomades et se déplaçant en fonction des trouvailles de nourritures.
Il y a 10 000 ans arrivent des peuples venus de l’est. Certaines de leurs traces ont été retrouvées dans le lit de la Moselle, notamment un polissoir de pierre, des bijoux et des silex à Longeville-lès-Metz.
Vers 3 000 ans avant J.-C., la région est habitée par les Ligures, le peuple oublié, inventeur du bronze, des alliages de cuivre et d’étain et, plus généralement, des hauts fourneaux. Ces éleveurs, cultivateurs et pêcheurs, sont les premiers à exploiter le sel dans le Saulnois. Ils entretiennent des échanges avec les Grecs. Inventeurs de la charpente, ils sont aussi les constructeurs des premiers « bourgs ». La fin de leur empire se situe entre 1200 à 1000 av. J.-C. On a retrouvé leurs traces à Montigny, Rudemont, Marly sur Seille. Ces hommes deviennent sédentaires. Le sous-sol messin nous a restitué plusieurs outils datant de cette période, notamment trois haches polies et un magnifique marteau-hache découverts dans les années 1900 à Longeville-lès-Metz.
En 1200 ans avant J.-C., Divodurum (la ville au « mont sacré ») devient la cité principale du peuple celte des Médiomatriques, auxquels elle doit son nom latinisé.
Âge du fer, des Médiomatriques (au centre, entre l’Argonne et le Rhin), des Belges, des Leuques (au sud de la forêt d’Argonne, jusqu’aux Vosges, au Donon et au ballon d’Alsace) et des Trévires (au nord, dans le bassin inférieur de la Moselle, depuis Coblence jusqu’à Sierck) ;
Metz est alors appelée Divodunum, la ville « entre deux rivières », et elle est l'oppidum des Médiomatriques, tribu alors maîtresse de la vallée de la Moselle, de Pont-à-Mousson à Sierck ; de la vallée de la Meuse de Pagny-sur-Moselle à Dun ; de la vallée de la Sarre, depuis ses deux sources (Sarre rouge et Sarre blanche) jusqu’à Sarreguemines ; et de la totalité des vallées de l’Orne, du Rupt de Mad, de la Seille, des deux Nieds et de la Rosselle. Ses chefs sont issus des chefs des principales familles.
Cette tribu est de type oligarchique, et son organisation sociale repose sur trois classes principales, les chevaliers/nobles, la plèbe et les esclaves, auxquelles s'ajoute celle des druides.
L’oppidum en est le centre économique permanent, groupant les ateliers d’artisanat de terre cuite (telle cette découverte d’un atelier découvert lors de fouilles dans le sous-sol de la plus ancienne basilique connue de France : « Saint-Pierre aux Nonnains » et de métaux.
L'oppidum peut être assimilé à un rôle de capitale car il abrite une population en partie sédentaire, et il est lieu d’échanges (laine, sel recueilli dans la partie de la vallée supérieure de la Seille contre vins issus des pays méridionaux), puisque situé au carrefour des principales voies qui parcourent le pays.
Pour les échanges, les Médiomatriques utilisent une monnaie, comme celle qui apparaît vers le , imitant grossièrement celles des Macédoniens d’Alexandre le grand et en or (un métal qui ne se corrompt pas). Une autre forme de monnaie existe, fabriquée avec un mélange de cuivre de zinc et de plomb (on parle de « potin ») ou en bronze représentant souvent un cavalier ou un cheval. Mais il est à parier que le troc est la manière d’échanges la plus usitée.
En 200 avant J.-C., la région connaît ses premières invasions : la sécurité des Médiomatriques est menacée par des peuplades d’outre-rhin, notamment celles des Suèves d’Arioviste, peuple qui finit par s’installer en Haute Alsace, alors que les Médiomatriques sont contraints de céder la basse Alsace à une autre tribu germanique, celle des Triboques, tandis que les Némètes et les Vangions se fixent dans les territoires dévolus aux Trévires.
Époque romaine
En 58 avant J.-C., les troupes romaines interviennent. Jules César s’oppose à l’installation des Germains et bat Arioviste, refoule les Suèves au-delà du Rhin puis entame la conquêtes des Gaules. Durant cette conquête, il n’entame aucune action contre les Médiomatriques et les Leuques. Toutefois, Jules César nous dit dans sa guerre des Gaules, que, lors du siège d’Alésia, " 5 000 soldats furent envoyés en renfort par les Médiomatriciens au secours de Vercingétorix assiégé dans cette ville ".
En 51 avant J.-C. Labienus, lieutenant de César, bat les peuples de la Gaule belgique près de Trèves et soumet donc les Médiomatriques aux lois de l’Empire romain. Divodurum va être à partir de ce moment-là une fidèle alliée de Rome. Elle prend le titre de " socia civitas ", selon Tacite, et devient une ville très importante de l’empire du fait de sa proximité d’avec la Germanie.
Elle conserve son pouvoir et ses lois municipales, ce qui perdurera tout au long des règnes des rois dits de la première race, les Mérovingiens, comme sous ceux dits de la deuxième race les Carolingiens.
Les romains instaurent des décemvirs (une sorte de maire gouverneur) et des décurions, (sorte de gouverneurs militaires), précurseurs de ce que seront les échevins de Metz au Moyen Âge, et qui établissent les impôts, règlent les dépenses de la cité, nomment aux emplois de la cité et administrent la justice.
La Gaule belgique s’étendait de la Mer du Nord aux sources de la Saône, de la Moselle et de la Meuse. La capitale devient Reims, sur le territoire des Rêmes.
Après la conquête romaine, Divodurum devient l'une des principales villes de la première Gaule Belgique, plus peuplée que Lutèce, disposant d'un des plus vastes amphithéâtres du pays, riche de ses exportations de vin. La ville est pillée par Attila le 7 avril 451.
Moyen Âge
Article détaillé : Metz au Moyen Âge
Au début du Moyen Âge, Metz est aussi la capitale du royaume d'Austrasie. La dynastie des Carolingiens est originaire de la ville, et divers membres de la famille de Charlemagne sont enterrés dans l'abbaye Saint Arnould.
Siège d'un évêché disposant du pouvoir temporel, Metz reste longtemps une ville libre du Saint Empire romain germanique. Les édifices religieux se multiplient dans la ville, la ville prospère et la bourgeoisie se développe.
Au , la bourgeoisie fait de Metz une république oligarchique dirigée par le collège des Échevins.
Renaissance
En 1552, le roi de France Henri II devient souverain des Trois-Évêchés (Metz, Toul et Verdun) après l'annexion de la ville, alors ville libre du Saint Empire romain germanique.
Metz se transforme alors en ville de garnison, importante place forte du royaume de France, tout en continuant à se développer.
Époque contemporaine
Saint Empire romain germanique
Metz est assiégée pendant la guerre franco-allemande de 1870. Abandonnée par la majorité des députés français, y compris les députés lorrains de la Meurthe, qui ont voté à la quasi unanimité son annexion, est rattachée au nouvel Empire allemand, ratifié par le traité de Francfort et devient chef-lieu du district de la Lorraine (Lothringen) dans le Reichsland d’Alsace-Lorraine de 1871 à 1919.
Après l’annexion, et le départ des messins attachés à la France, la ville continue de s'agrandir et de se transformer. On voit apparaître d'immenses bâtiments de style néo-roman ou néo-gothique. Occupée et annexée à nouveau durant la Seconde Guerre mondiale, Metz est libérée en novembre 1944.
De nos jours, le rôle militaire de Metz a décru, et la ville a diversifié ses activités. Elle a ainsi pu poursuivre sa croissance malgré les difficultés économiques qui ont durement frappé la Lorraine.
1944
Voir aussi : Liste des évêques de Metz - Liste des rois d'Austrasie
Géographie
Metz est située au confluent de la Moselle et de la Seille.
Démographie
La population de Metz a augmenté régulièrement depuis la Seconde Guerre mondiale. Cette croissance démographique n'a jamais été interrompue, même si elle a été très lente depuis les années 1970. Cela fait de Metz une exception parmi les grandes villes françaises qui ont presque toutes connu des périodes de recul démographique dans les années 1970 ou 1980. La croissance de la ville s'est accompagnée d'une extension progressive de son agglomération, qui approchait les 200 000 habitants dans les années 1990. Au dernier recensement, à force de s'étendre, l'agglomération de Metz a absorbé celle d'Hagondange-Briey, formant un ensemble de plus de 320 000 habitants. Les limites de l'agglomération messine approchent désormais l'agglomération de Thionville, le long de la Moselle.
Économie
- Métallurgie
- Pétrochimie
- Tabac
- Automobile
- Logistique
Metz est aussi le lieu historique de la culture de la mirabelle en Lorraine.
Metz est l’une des quatre villes formant le QuattroPole avec Luxembourg, Trèves (Trier) et Sarrebruck (Saarbrücken). Ce réseau transfrontalier permet la coopération urbaine de ces 4 villes.
[http://www.quattropole.org/content.php?page=home&l=fr]
Administration
Maires de Metz:
- Raymond Mondon, du 21 octobre 1947 à sa mort le 31 décembre 1970
- Jean-Marie Rausch depuis 1971 (réélu en 1977, 1983, 1989, 1995 et 2001)
En 1961, Metz a fusionné avec 3 communes de sa proche périphérie : Borny, Magny et Metz-Vallières.
Metz est divisée en 4 cantons, qui forment l'arrondissement de Metz-Ville :
- Le 1 canton compte 24 027 habitants;
- Le 2 canton compte 25 245 habitants;
- Le 3 canton compte 40 058 habitants;
- Le 4 canton compte 34 446 habitants.
La ville est aussi le chef-lieu de l'arrondissement de Metz-Campagne, formé de cantons environnants.
Metz est le siège du Conseil régional de Lorraine.
Personnages célèbres
- Antoine Charles Louis Lasalle (1775-1809), général de Napoléon, mort à Wagram
- Antoine Richepanse (1770-1802) général de Bonaparte
- Ambroise Thomas, compositeur de musique
- Bernard-Marie Koltès (1948-1989), auteur dramatique
- Gustave Kahn (1859-1936), poète symboliste et critique d'art
- Paul Verlaine (1844-1896), poète
- Pierre-Louis Roederer (1744-1835), homme politique
- Philippe Gérard, dit "de Vigneulles", (1471-1528) écrivain, conteur et chroniqueur
- Jean-François Pilâtre de Rozier, (30 mars 1754 - 15 juin 1785)
- Buzy, chanteuse française (née le 14 février 1958)
Monuments et lieux touristiques
1958
1958
Metz est classée ville d'art et d'histoire.
- Thermes de l'époque gallo-romaine
- Saint-Pierre-aux-Nonnains, plus vieille église de France ()
- Cathédrale Saint-Étienne, sur la colline Sainte-Croix (centre historique de Metz), de style gothique, possédant de nombreux vitraux réalisés par Marc Chagall. Classée parmi les 5 plus belles de France.
- Temple Neuf (Temple protestant)
- Temple de Garnison (chapelle templiere)
- Porte Serpenoise
- Porte des Allemands
- Gare de Metz et son quartier imperial (ave Foch, rue Pasteur, Vieille poste...)
- Cloitre des Recollets
- Place St Louis
Gastronomie
- Quiche lorraine
- Cochon de lait de Metz
- Potée lorraine
- Tarte à la mirabelle
- Chardon Lorrain
- La Mirabelle le fruit et l'eau de vie
Jumelages
- Trèves (Trier) (Allemagne), en 1957
- Yichang (Chine), en 1991
- Hradec Králové (République Tchèque), en 2001
- Kansas City (Missouri, États-Unis), en 2003
- Saint-Denis, à la Réunion (France)
Voir aussi
; Articles connexes :
- Metz au Moyen Âge
- Liste des évêques de Metz
- La langue lorraine
; Liens externes :
- [http://www.en-moselle.com Site sur l'Histoire et les monuments du Pays Messin et du Pays dit : «haut» ou «des trois frontières».]
- [http://www.mairie-metz.fr/ Site de la ville de Metz]
- [http://www.univ-metz.fr/ Site de l'Université de Metz]
- [http://bm.mairie-metz.fr/ Catalogues des bibliothèques-médiathèques municipales de Metz]
- [http://www.photos-de-villes.com/photo-metz-1.php Photos de Metz]
lorrain
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Metz
-
ja:メス
Clovis Ier
Clovis fut roi des Francs de 481 à 511 après J.-C.
Le nom de Clovis – d'une transcription forgée au – vient du franc Hlodowig, composé des racines hlod (= renommée) et wig (= combat) : il donne en français Louis, prénom de la majorité des rois de France, et en allemand Ludwig, aussi latinisé en Ludovic. Fréquemment utilisée par les Mérovingiens, la racine hlod est aussi à l'origine de noms tels que Clotaire (et Lothaire), Clodomir ou Clotilde.
Nous connaissons Clovis à travers la longue description de son règne par Grégoire de Tours, un évêque proche du pouvoir, dont lHistoire, rebaptisée tardivement Histoire des Francs est riche d'enseignements, bien que parfois peu rigoureuse.
La Gaule à la fin du V siècle
À la fin du , la Gaule est morcelée sous l'autorité de plusieurs peuples barbares, constamment en guerre les uns contre les autres :
- Les Francs, établis au nord-est avaient servi l'Empire comme auxiliaires sur la frontière rhénane
- Les Burgondes s'étaient établis en Savoie (Sapaudia) et dans le Lyonnais
- Les Wisigoths s'étaient établis au sud de la Loire et en Languedoc
Une multitude de pouvoirs locaux ou régionaux d'origine militaire (des « royaumes » ou regna) avaient ainsi occupé le vide laissé par la déposition du dernier Empereur romain d'Occident en 476. Parmi ceux-ci se trouvait encore le royaume d'un certain Syagrius, établi dans la région de Soissons.
En 481, Clovis, fils de Childéric I et de Basine, prit quant à lui la tête d'un royaume franc salien, situé dans la région de Tournai en Belgique. Le titre de « roi » (latin rex) n'était pas nouveau : il était notamment dévolu aux chefs de guerre des nations barbares au service de Rome. Ainsi, les Francs, d'anciens serviteurs de Rome, n'en demeuraient pas moins des Germains, païens et bien éloignés par leur mode de vie des Gaulois romanisés près de cinq cent ans plus tôt.
Clovis n'était alors âgé que de quinze ans et rien ne prédisposait ce chef barbare parmi tant d'autres à supplanter ses rivaux. Néanmoins, son couronnement allait donner naissance à la première dynastie de rois de France : les Mérovingiens, du nom de son grand-père légendaire Mérovée.
À la lumière des événements postérieurs, sa réussite, si elle est incontestable sur le plan militaire, doit au moins autant à l'expérience romaine de la guerre que les siens devaient avoir acquis – la discipline exigée de ses soldats lors de l'épisode de Soissons en témoigne, tout comme la tombe de son père, Childéric I – qu'elle ne doit à son alliance avec l'Église gauloise, et à travers celle-ci, avec les élites gallo-romaines.
Aussi, le règne de Clovis s'inscrit plutôt dans la continuité de l'Antiquité tardive que dans le haut Moyen Âge pour de nombreux historiens. Il contribue cependant à forger le caractère original de cette dernière période en donnant naissance à une première dynastie de rois chrétiens et, en raison de son acceptation par les élites gallo-romaines, en créant un pouvoir original en Gaule.
L'extension du royaume de Clovis vers l'est
Toute sa vie, Clovis tenta de conserver son royaume pour ses fils, selon la tradition germanique, et d'agrandir le territoire de celui-ci.
Pour cela, il n'hésita pas à éliminer tous les obstacles : il fit assassiner tous les chefs saliens et rhénans voisins, certains de ses anciens compagnons, et même certains membres de sa famille afin de s'assurer que seuls ses fils hériteraient de son royaume.
Il se lança d'autre part dans une grande série d'alliances et de conquêtes militaires, au début seulement à la tête de quelques milliers d'hommes. Plus que les armes, comme on l'a longtemps cru — celles des Francs étaient efficaces, certes — c'est un savoir-faire au combat acquis au service de l'Empire et contre les autres barbares qui a sans doute rendu possible les succès militaires des guerriers de Clovis.
Autre idée qu'il faut rejeter : à travers lui ce n'est pas un peuple germanique qui s'impose aux gallo-romains, mais la fusion des éléments germains et latins qui se poursuit. Au temps de Clovis, alors que Syagrius, pourtant qualifié de « Romain » par les sources, portait un nom barbare et ne bénéficiait visiblement pas de l'appui de son peuple, le « barbare » Théodoric le Grand, dans sa cour de Ravenne, perpétuait tous les caractères de la civilisation romaine tardive.
Si Clovis sut s'imposer assez rapidement, bien qu'au prix de durs combats, c'est certainement parce qu'en définitive ils paraissait être un moins mauvais maître que la plupart des prétendants : au moins, auraient dit les Gallo-romains, était-il chrétien.
Peu à peu, Clovis conquit la moitié nord de la France actuelle : il s'allia d'abord aux Francs rhénans, en 484. Puis il mena des offensives vers le sud, à partir de 486. Il commença par renverser Syagrius, le dernier représentant de l'empire romain déchu. Le royaume de Syagrius couvrait approximativement l'espace entre Seine et Loire. Contre ce dernier, il emporta les villes de Senlis, Beauvais, Soissons et Paris dont il pilla les alentours. C'est lors de ces campagnes qu'eut lieu le célèbre épisode du vase de Soissons.
La conversion et le baptême
L'évêque de Reims, le futur saint Rémi, cherchait alors probablement la protection d'une autorité forte pour son peuple. Les contacts furent nombreux entre le roi et l'évêque, ce dernier incitant d'abord Clovis à protéger les chrétiens présents sur son territoire.
Grâce à son charisme et peut-être en raison de l'autorité dont lui même jouissait, Rémi sut se faire respecter de Clovis et lui servit même de conseiller. Il l'incita notamment à demander en mariage Clotilde, une princesse chrétienne fille d'un roi des Burgondes (ce peuple voisin des Francs était établi dans les actuels Dauphiné et Savoie). Le mariage eut lieu en 493, à Soissons.
Dès lors, selon Grégoire de Tours, Clotilde fit tout pour convaincre son époux de se convertir au christianisme. Mais Clovis fut d'abord réticent : il doutait de l'existence d'un Dieu unique ; la mort en bas âge de son premier fils baptisé ne fit d'ailleurs qu'accentuer cette méfiance. D'autre part, en acceptant de se convertir, il craignait de perdre le soutien de son peuple, encore païen. Néanmoins, il devait avoir plus que tout besoin du soutien du clergé gallo-romain car ce dernier avait une grande influence sur la population gauloise. Les évêques, à qui avaient échu le premier rôle dans les cités depuis que s'étaient effacées les autorités civiles, demeuraient les réels maîtres des cadres du pouvoir antique en Gaule. C'est-à-dire également des zones où se concentrait encore la richesse. Enfin et surtout, l'Église constituait la seule structure organisée, et sur des territoires plus vastes que les royaumes barbares.
C'est finalement à l'issue de la bataille de Tolbiac, vers 496, que le destin ou le hasard effaça les doutes de Clovis : alors que celui-ci luttait contre les Alamans afin d'étendre son territoire vers l'est (dans les actuelles régions d'Alsace, de Moselle et outre-Rhin), son armée était sur le point d'être vaincue. Toujours d'après Grégoire de Tours, ne sachant plus à quel dieu païen se vouer, Clovis pria alors le Christ et lui promit de se convertir s'il obtenait la victoire, comme l'empereur Constantin I. Au cœur de la bataille, alors que lui-même était encerclé et allait être pris, le chef alaman fut tué d'une flèche, ce qui mit son armée en déroute. La victoire était à Clovis et au dieu des chrétiens.
Clovis reçut le baptême avec trois-mille guerriers – les baptêmes collectifs étant alors une pratique courante – des mains de saint Rémi, à Reims, le 25 décembre 496, 498 ou plus vraisemblablement 508 comme cela a été récemment proposé. Ce baptême est demeuré un événement significatif pour l'histoire de France : presque tous les rois français furent, par la suite, sacrés dans la cathédrale de Reims jusqu'à Charles X, en 1825.
Ainsi, le baptême de Clovis marquait le début du lien entre le clergé et la monarchie française. Dorénavant, le souverain devait régner au nom de Dieu et seuls ses descendants directs pouvaient prétendre au trône. Ce baptême permettait également à Clovis d'asseoir durablement son autorité sur les populations qu'il dominait : avec ce baptême, il pouvait compter sur l'appui du clergé pour poursuivre l'expansion de son royaume.
clergé
L'extension du royaume vers le sud
Avec l'appui de l'empereur romain d'Orient Anastase I, Clovis s'attaqua ensuite aux Wisigoths qui occupaient alors la majeure partie de la péninsule ibérique (la Septimanie) et le sud-ouest de la Gaule, jusqu'à la Loire au nord et jusqu'aux Cévennes à l'est.
Au printemps 507, les Francs lançèrent leur offensive vers le sud, franchissant la Loire vers Tours. Ils affrontèrent l'armée d'Alaric II dans une plaine proche de Poitiers. La bataille fut terrible selon l'historiographie, et les Wisigoths se replièrent après la mort de leur roi.
Cette victoire permit aux Francs d'annexer tout les territoires auparavant Wisigoths entre Loire, océan et Pyrénées.
Paris, la nouvelle capitale
Après Tournai et Soissons, Clovis choisit finalement comme capitale Paris, en 508. Il est notable que le pacte de la loi salique est lui aussi daté d'après 507 : peut-être sa promulgation coincida-t-elle avec l'installation du roi à Paris.
Ses raisons furent sans doute principalement stratégiques, la cité ayant été une ville de garnison et une résidence impériale vers la fin de l'Empire. Elle n'eut qu'une importance symbolique : le royaume franc n'avait pas d'administration, et les rois francs qui succédèrent à Clovis n'attachèrent pas d'importance à la possession de la ville.
Sous le règne de Clovis, en tous cas, et même durant l'ensemble de la période mérovingienne, la ville ne connut pas de changements majeurs : le patrimoine immobilier antique fut conservé, parfois réaffecté. Seuls de nouveaux édifices religieux donnés par la famille royale et par l'aristocratie transformèrent quelque peu le paysage urbain. Mais c'est surtout après la mort de Clovis que les premiers de ces édifices virent le jour (voir article Clotilde).
la sépulture royale
Clovis mourut à Paris le 27 novembre 511, âgé de 45 ans.
Selon la tradition, il aurait été inhumé dans la basilique des Saints-Apôtres, future église Sainte-Geneviève, qu'il avait fait construire sur le tombeau même de la sainte tutélaire de la cité, à l'emplacement de l'actuelle rue Clovis (rue qui sépare l'église Saint-Etienne-du-Mont du lycée Henri-IV).
En réalité, le monument qui accueillait les reliques de la sainte n'était pas achevé. Clovis fut plutôt inhumé, comme l'écrit Grégoire de Tours, dans le sacrarium de la basilique des Saints-Apôtres, c'est-à-dire dans un mausolée construit exprès à la manière de la sépulture qui avait accueilli Constantin le Grand aux Saints-Apôtres à Constantinople (P. Périn).
Le partage du royaume en 511
À la mort de Clovis, ses fils, (Clotaire, Clodomir, Thierry et Childebert) se partagèrent le royaume qu'il avait mis une vie à réunir, conformément à la tradition franque.
Seules la Provence, la Septimanie et le royaume des Burgondes avaient résisté au premier Mérovingien.
Son royaume put donc être découpé en quatre parts conséquentes, dont trois à peu près équivalentes. La quatrième, entre Rhin et Loire fut attribuée à Thierry, l'aîné des fils de Clovis. Elle était plus grande, puisqu'elle couvrait environ un tiers de la Gaule franque.
Le partage eut lieu en présence des grands du royaume, de Thierry qui était déjà majeur et de la reine Clotilde, selon Grégoire de Tours. Il fut établi selon le droit privé que Clovis avait fait inscrire dans la loi salique : en 511, c'est donc avant tout le partage d'un patrimoine, celui des héritiers d'un roi propriétaire de son royaume qu'on observe.
On peut, à la lumière de cette remarque, comprendre que la royauté des Francs ignorait la notion de « biens publics » (la res publica des Romains) et donc d'État. La disparition de l'État, en effet, est consommée à travers le partage du royaume de Clovis.
Cette pratique est très différente des partages également pratiqué par les derniers Empereurs romains : légalement, l'Empire restait un, le partage avait lieu pour des raisons pratiques, les successeurs étaient choisis parfois en fonction de leurs mérites. Même quand il s'agissait des fils de l'empereur, l'empire n'était pas découpé en autant de parts qu'il y avait de fils, et jamais l'empire n'a été séparé de la notion d'État par les Romains.
Enfin, fait notable, les quatre capitales des nouveaux royaumes étaient toutes situées au centre de l'ensemble, relativement proches les unes des autres et dans l'ancien royaume de Syagrius : à partir de ce moment
: « on voit apparaître un contraste frappant entre de fortes tendances à la dispersion et la force immanente d'une unité d'ordre supérieur : l'idée d'un royaume des Francs unifié restait ancrée dans les esprits »
:(Patrick Périn, Clovis et les Mérovingiens)
Il s'agit d'un extrait du Livre II, chapitre XXXI de l'Histoire des Francs :
:« La reine fait alors venir en secret saint Rémi, évêque de la ville de Reims, en le priant d’insinuer chez le roi la parole du salut. L’évêque l’ayant fait venir en secret commença à lui insinuer qu’il devait croire au vrai Dieu, créateur du ciel et de la terre, et abandonner les idoles qui ne peuvent lui être utiles, ni à lui, ni aux autres. Mais ce dernier lui répliquait : “Je t’ai écouté très volontiers, très saint Père, toutefois il reste une chose ; c’est que le peuple qui est sous mes ordres, ne veut pas délaisser ses dieux ; mais je vais l’entretenir conformément à ta parole”. Il se rendit donc au milieu des siens et avant même qu’il eût pris la parole, la puissance de Dieu l’ayant devancé, tout le peuple s’écria en même temps : “Les dieux mortels, nous les rejetons, pieux roi, et c’est le Dieu immortel que prêche Rémi que nous sommes prêts à suivre”. Cette nouvelle est portée au prélat qui, rempli d’une grande joie, fit préparer la piscine. […] Ce fut le roi qui le premier demanda à être baptisé par le pontife. Il s’avance, nouveau Constantin, vers la piscine pour se guérir de la maladie d’une | | |